: 
/english_version.html
/accueil.html
/france_2010.html
/programme.html
/paris_2009.html
/synopsis.html
/inscription.html
/informations.html
/partenaires.html
http://www.passages-forum.fr/pages/4.html
http://passages.forumactif.net

Programme du FMDD de Marcoussis

FMDD 2010- PgrExt0803.pdf

 

TERRITOIRES ET COOPERATION DÉCENTRALISÉE

Collectivités - Souverainetés - Enjeux géostratégiques

 France - Marcoussis (91)

24- 26 juin 2010

 

La mondialisation sans limite du système économique fait entrer le monde dans une période de soubresauts et d’instabilité.

•   Financiers comme l’a montré la crise des subprimes à l’automne dernier dont les conséquences économiques et sociales continuent de miner l’économie des pays du Nord et affectent par ricochet le reste du monde ;

•   Climatiques et écologiques - où le possible réchauffement de la planète devrait aggraver les problèmes déjà avérés de sécheresse et d’érosion des sols, l’appauvrissement des écosystèmes cultivés, l’extinction massive des espèces naturelles et la pollution des sols et des eaux ;

•   Géopolitiques également puisque la course aux sources d’énergie et à la maîtrise de l’eau dans un contexte de pénurie croissante va s’accompagner sans de nouvelles régulations internationales de conflits planétaires ;

•   De mal développement, alors que l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement semble désormais régresser ;

•   Politiques et moraux enfin, puisque l’échec de Copenhague montre les limites d’une gouvernance où élites et sociétés civiles se retrouvent dans une relation conflictuelle.

Ces multiples crises interpellent directement les territoires. La mondialisation a transformé le monde en un village planétaire, aux territoires fortement interdépendants. La crise écologique et climatique ne connaît pas de frontières, tandis que les politiques de libéralisation des années 80 ont aboli celles de l’économie et de la finance, laissant le social en déshérence.

 

Le lent mouvement de démocratisation du monde s’accompagne désormais d’un mouvement de décentralisation, confiant aux collectivités locales des compétences toujours plus importantes. Gestion de l’eau, des déchets, des sols, des aménités, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, des transports locaux, les collectivités sont généralement dotées de compétences fortes pour créer du développement et en gérer les impacts environnementaux.


Depuis le Sommet de la Terre à Rio, le mouvement des villes et des territoires s’accroît pour inventer de nouvelles formes de gestion, plus participatives, plus inventives, organisant les services publics, visant désormais des territoires 0 carbone ou à énergie passive. Les coopérations décentralisées s’enrichissent, passant des traditionnels jumelages d’après guerre qui visaient la réconciliation, aux coopérations Nord-Sud, d’abord conçues dans un élan de charité, puis progressivement comme de véritables partenariats, pour aboutir peut-être demain à une recherche commune d’un mode de développement soutenable pour la planète

 

Mais ces politiques se heurtent aux injonctions économiques d’adapter les territoires aux normes de pure rentabilité du marché monde et d’en réparer au mieux les dégâts écologiques et sociaux. Dès lors, les collectivités pas plus que les Etats n’ont à elles seules les moyens de leur souveraineté. La coopération entre collectivités pourrait être le vecteur d’une démocratie renouvelée, passant par la coopération et la solidarité entre les peuples.

Territoires

La dimension territoriale, de  l’aménagement aux échanges économiques, des acteurs à sa division identitaire (ruralité/ urbain), des mobilités à l’habitat, est devenue centrale par sa prégnance sur nos modes de vie. Si les hommes font l’histoire, ils façonnent la géographie : nous devons réfléchir à cette « difficile liberté » qui inscrit nos pas dans les territoires et tentent de concert de faire surgir une société aussi conviviale que nécessaire- sinon possible.


Souverainetés

Bien que récents dans leur généalogie, les Etats-nations font figure de permanence universelle. En compétition avec l’égoïsme des individus ? D’où qu’il vienne, l’égoïsme des nations fait référence désormais à des souverainetés jalouses de leur pré-carré  - culturel, social, économique, politique, voire identitaire. Comment évoluent ces souverainetés dans le contexte d’une mondialisation où tout se rapetisse à une échelle d’homogénéité socioculturelle ? Et que devient la diagonale Nord/Sud à cette aune de libre échange et de puissance illimitée ?

 

Collectivités territoriales

Si l’écologie est un impératif, la décentralisation sociale et de nouveaux modes de développement  sont indispensables pour ajuster l’économie aux territoires et le développement aux besoins humains. Face au désordre mondial, personne ne songe à affaiblir les états- qui doivent veiller à assurer les libertés publiques, à imaginer l’avenir et à exercer leurs prérogatives régaliennes- mais les collectivités territoriales (régions, villes, communes...) se sont imposées comme espace incontournable du « vivre ensemble », de la norme sociale et d’une certaine modernité créatrice et entrepreneuriale.

 

Enjeux géostratégiques de la coopération décentralisée

Max Weber avait raison : « l’air de la ville rend libre » ; il nous faut transposer cette liberté à l’échelle du monde.

C’est le premier enjeu, de la coopération décentralisée, qui à côté de l’indispensable collaboration des états et des institutions internationales veille à humaniser la planète en faisant souffler un air de liberté.

Le capitalisme a un bilan « consumériste » pour la production de biens et de services, il est déficient pour la cohésion sociale et générateur de pollutions, et d’inégalités. C’est le second enjeu de la coopération décentralisée que d’exporter aussi plus de justice sociale dans le cours inégalitaire de la mondialisation.

Comme la météorologie se décline au rythme des saisons, le monde redistribue sa donne archéologique en faisant émerger ou immerger des civilisations, des puissances et des agencements territoriaux. Le XXI ème siècle n’est toutefois pas l’an 1000, c’est le troisième enjeu de la coopération décentralisée que d’aider à fabriquer une boite à outils plus ajustée aux sociétés contemporaines, qu’elles soient industrialisées ou en quête de développement, émergentes ou à la peine.



Sessions

 

23 juin Accueil

Préfecture de l’Essonne (s.r)

19H    Cocktail de bienvenue

Navettes vers le site du Forum mondial

Accueil des congressistes

24 et 25 juin 2010 - Session des experts

Centre national du rugby Marcoussis

24 juin       Les nouveaux enjeux du développement

8H30 Accueil des congressistes

9H-10H30     Session d’ouverture (S0)

Présentation : Emile H MALET, Directeur de la revue passages et délégué général du FMDD

Sous la présidence de Michel BERSON,  Président du CG91

Deux hauts responsables d’institutions (MAEE, AFD,.....)

Deux intervenants étrangers de haut niveau politique (Afrique, Europe/Asie,....)

Intervenants :

Christian de BOISSIEU, Président Délégué du Conseil d’analyse Economique auprès du Premier Ministre, Professeur des Universités

Charles JOSSELIN, Président de Cités Unies France

Ahmed QOREÏ, Ancien Premier Ministre de l'Autorité Palestinienne

 

Rapporteurs:

Elodie VAXELAIRE, Déléguée Générale au Développement Durable et Solidaire au Conseil Général de l'Essonne

Alain VALLEE, Scientific director, International Nuclear Academy

 

10H45-12H45          Faire face au défi alimentaire et aux enjeux fonciers dans le Monde - comment nourrir 6,5 et bientôt 9 milliards d’habitants ? (S1)

Quel modèle agricole ? - quelle place pour l’agriculture paysanne - rôle de la science et des technologies - coopérer autour de l’agriculture

Président : Roland POURTIER, Professeur émérite à l’Université de Paris I-Panthéon Sorbonne.

Rapporteur :

Elodie VAXELAIRE, Déléguée Générale au Développement Durable et Solidaire au Conseil Général de l'Essonne

Intervenants :

Nazli CHOUCRI, Professeur de sciences politiques au MIT

Marc DUFUMIER, Directeur d’UFR, Professeur d’agriculture comparée et de développement agricole à AgroParisTech

Catherine GAUDARD, Directrice du plaidoyer, CCFD

Michèle MARIN, conseillère, presidence du Conseil d’administration de l’INRA  

Daniel NAHON, Professeur, CEREGE

Bernard TALLET, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

13H-14H30   Déjeuner


14H30-16H30          Garantir et développer l’accès à l’énergie et aux mobilités  dans un contexte d’épuisement des ressources et de réchauffement climatique (S2)

Réchauffement climatique - Epuisement des ressources non renouvelables - Améliorer l’efficacité énergétique, développer les renouvelables, accompagner les mobilités, repenser la sobriété - l’Afrique, nouvel eldorado pour les énergies de demain ? - autosuffisance énergétique et nouvelles régulations internationales - coopérer pour l’accès à l’énergie

Président : Jean LAMY, Sous-directeur du Climat et de l'Energie, Direction des Biens Publics Mondiaux, Ministère des affaires étrangères et européennes

Intervention de Danielle MITERRAND, Présidente de la fondation France Libertés-Fondation Danielle Mitterrand

Rapporteur :

Patrice HERNU, Président de France Bleue

Intervenants :

Matthieu THIBERGHIEN, Directeur du programme Action Carbone, Good Planet

Didier Hamon, directeur de l’environnement d’Aéroports De Paris

Jacques PERCEBOIS,  Professeur à l'université de Montpellier

Thierry POUPEAU, Directeur de Neutroclimat

Emmanuel BROTO, Chercheur, spécialiste français de l’énergie

Ousseni DIALLO, CEO, Green Cross Burkina Faso

 

16H45-18H45          Accès et usage des ressources naturelles renouvelables : comment les gérer pour en garantir l’accès sans les épuiser ? (S3)

Valorisation de la biodiversité. Forêts, espaces humides - Statut des biens publics - Déforestation et protection des forêts primaires - coopérer pour protéger les espèces menacées

Président : Alain VALLEE, Scientific director, International Nuclear Academy

Rapporteur : Roland POURTIER, Professeur émérite à l’Université de Paris I-

Panthéon Sorbonne

Intervenants :

Lucien CHABASON, Président de Plan bleu

Henri NALLET, Directeur des Affaires Extérieures, Servier Monde

Yves LE BARS, Ingénieur général du Génie rural des eaux et des forêts

 

                       

25 juin       Enjeux géostratégiques de la coopération décentralisée

8H30 Accueil des congressistes

9H-12H          Le financement et les aspects institutionnels du développement et de la coopération décentralisée (S4)

Aide publique au développement - partenariats publics privés - financements innovants - fonds mondial pour l’environnement - mécanismes de développement propre – financements culturels

Président : Lucien CHABASON, Président de Plan Bleu

Rapporteurs :

Philippe HUGON, Professeur des Universités, Université Paris X

Jean-Jack MOREAU, Professeur des Universités

Intervenants:

Olivier KAMITATU, Ministre du Plan, République Démocratique du Congo

                       

12H-14H       Déjeuner

14H-17H       Les nouvelles sphères d’influence et le mal développement (S5)

Emergence de nouvelles puissances internationales - Tiers-Monde, pays du Sud, pays les moins avancés, Etats fragiles... - développement et renforcement des inégalités mondiales notamment au regard de l’urbanisation extensive et au sein des populations - habitat social et réaménagement -  les nouvelles coopérations stratégiques

Président :

Jean DUFOURCQ, Directeur de recherche au CEREM, Amiral, Directeur de la revue Défense Nationale

Rapporteurs :

Alain VALLEE, Scientific director, International Nuclear Academy

Laure FERET, Responsable des Relations internationales, Conseil Général de l’Essonne

Intervenants :

Olivier Giscard d’Estaing, Président de la Ligue Européenne et de la Fondation INSEAD

17H-18H       Conclusion de la session des experts (S6)

Dépasser l’échec de Copenhague et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement - Les nouveaux outils de régulation internationale - La coopération vecteur d’un nouveau mode de développement soutenable et coopératif ?

Présidence : Emile H.MALET, Directeur de la revue Passages et délégué général du FMDD

Intervenants :

Lucien CHABASON : Président de Plan bleu

Jean DUFOURCQ, Directeur de recherche au CEREM

Laure FERET, Responsable des Relations internationales, Conseil Général de l’Essonne

Patrice FINEL, Conseiller général délégué à la coopération décentralisée, au développement solidaire et à la francophonie, Conseil général de l’Essonne

Bertrand FORT, Chargé de mission auprès du Directeur Général de la Coopération Internationale et du Développement, MAEE

Patrice HERNU : Président de France Bleue

Philippe HUGON, Professeur des Universités, Paris X-Nanterre

Alain KARSENTY, Economiste au Département "Environnements et Sociétés" au CIRAD

Jean LAMY, Sous-directeur du Climat et de l'Energie, Direction des Biens Publics Mondiaux, Ministère des affaires étrangères et européennes

Jean-Claude LEVY, Conseiller spécial auprès du délégué pour l'action extérieure des collectivités locales, Ministère des Affaires Etrangères

Jean-Jack MOREAU, Professeur des Universités

Roland POURTIER, Professeur d'Université

Anne-Céline RIBADEAU-DUMAS, Consultante, SODESI

Boubou SYLLA, Journaliste, Association FASSA

Alain VALLEE, Scientific director, International Nuclear Academy

Elodie VAXELAIRE, Déléguée Générale au Développement Durable et Solidaire au Conseil Général de l'Essonne

Fin de la session des experts

Accueil des congressistes du Segment politique de haut niveau - Dîner offert par... ?


26 juin Segment politique

Centre national du rugby Marcoussis

Réunion des collectivités territoriales françaises et étrangères, et de leurs représentations.

 

8H30 Accueil des congressistes

 

9H-12H          Les nouveaux enjeux du développement - quelle place pour les collectivités locales et leurs coopérations ? (S7)

Objectifs du Millénaire - échec de Copenhague - place pour les territoires - nouvelles formes de coopération - enjeux du développement - nouvelles sphères d’influence

Session présidée par Patrice FINEL, Conseil général délégué à la coopération décentralisée, au développement solidaire et à la francophonie, Conseil général de l’Essonne

Intervention d’Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Maire de Vesoul

Intervention de Jacques REILLER, préfet de l’Essonne

Rapporteurs :

Alain VALLEE, Scientific director, International Nuclear Academy

Elodie VAXELAIRE, Déléguée Générale du Développement Durable et Solidaire au Conseil Général de l’Essonne

Intervenants :

Beyon Luc Adolphe TIAO, Ambassadeur du Burkina Faso

 

12h-14H Déjeuner

14H-17H       De nouvelles coopérations pour un monde durable et solidaire - Regards croisés de collectivités françaises et étrangères sur la coopération décentralisée (S8)

Attentes des différentes parties - évolution des législations -

Intervention de M. Antoine JOLY, délégué pour l'action extérieure des collectivités locales, Ministère des Affaires étrangères

Rapporteur :

Laure FERET, Responsable des Relations internationales, Conseil Général de l’Essonne

Intervenants :

Beyon Luc Adolphe TIAO, Ambassadeur du Burkina Faso

Pierre-Michel N’GUIMBI, Ancien ministre du Congo, Député de Dolisie

17H-19H  Session conclusive consacrée au 50ieme anniversaire des indépendances des Etats Africains (S9)

Session présidée par Emile H.MALET

Rapporteur : Alain VALLEE, Scientific director, International Nuclear Academy

Paul KAKPO, consultant

Intervenants :

Antoine JOLY, délégué pour l'action extérieure des collectivités locales, Ministère des Affaires étrangères

Michel ROUSSIN, Conseiller du Président, Véolia Environnement, Pierre-Michel N’GUIMBI, Ancien ministre du Congo, Député de Dolisie, Georges SERRE, Directeur Général adjoint à la direction de la mondialisation, du développement et des partenariats aux Ministère des Affaires Etrangères
Coordination des rapporteurs : Alain VALLEE,  assisté de Muriel GADIFFERT

Direction de la Communication : Philippe LAMBERT, assisté de Boubou SYLLA



Délégué Général du Forum: Emile H. MALET, Directeur de la revue Passages et de l’ADAPes

Secrétariat : Xiaole HUANG, Marie GODART, Camille DAHER, Clément BUFFIERE

Chargé de communication : Lydia CHELEUX et le secrétariat de Passages-ADAPes

Directeur de la Communication : Philippe LAMBERT

Coordination des rapporteurs : Alain VALLEE assisté de Muriel GADIFFERT

 

TERRITOIRES ET COOPERATION DÉCENTRALISÉE

Collectivités - Souverainetés - Enjeux géostratégiques

 France - Marcoussis (91)

24- 26 juin 2010

 

La mondialisation sans limite du système économique fait entrer le monde dans une période de soubresauts et d’instabilité.

•   Financiers comme l’a montré la crise des subprimes à l’automne dernier dont les conséquences économiques et sociales continuent de miner l’économie des pays du Nord et affectent par ricochet le reste du monde ;

•   Climatiques et écologiques - où le possible réchauffement de la planète devrait aggraver les problèmes déjà avérés de sécheresse et d’érosion des sols, l’appauvrissement des écosystèmes cultivés, l’extinction massive des espèces naturelles et la pollution des sols et des eaux ;

•   Géopolitiques également puisque la course aux sources d’énergie et à la maîtrise de l’eau dans un contexte de pénurie croissante va s’accompagner sans de nouvelles régulations internationales de conflits planétaires ;

•   De mal développement, alors que l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement semble désormais régresser ;

•   Politiques et moraux enfin, puisque l’échec de Copenhague montre les limites d’une gouvernance où élites et sociétés civiles se retrouvent dans une relation conflictuelle.

Ces multiples crises interpellent directement les territoires. La mondialisation a transformé le monde en un village planétaire, aux territoires fortement interdépendants. La crise écologique et climatique ne connaît pas de frontières, tandis que les politiques de libéralisation des années 80 ont aboli celles de l’économie et de la finance, laissant le social en déshérence.

 

Le lent mouvement de démocratisation du monde s’accompagne désormais d’un mouvement de décentralisation, confiant aux collectivités locales des compétences toujours plus importantes. Gestion de l’eau, des déchets, des sols, des aménités, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, des transports locaux, les collectivités sont généralement dotées de compétences fortes pour créer du développement et en gérer les impacts environnementaux.


Depuis le Sommet de la Terre à Rio, le mouvement des villes et des territoires s’accroît pour inventer de nouvelles formes de gestion, plus participatives, plus inventives, organisant les services publics, visant désormais des territoires 0 carbone ou à énergie passive. Les coopérations décentralisées s’enrichissent, passant des traditionnels jumelages d’après guerre qui visaient la réconciliation, aux coopérations Nord-Sud, d’abord conçues dans un élan de charité, puis progressivement comme de véritables partenariats, pour aboutir peut-être demain à une recherche commune d’un mode de développement soutenable pour la planète

 

Mais ces politiques se heurtent aux injonctions économiques d’adapter les territoires aux normes de pure rentabilité du marché monde et d’en réparer au mieux les dégâts écologiques et sociaux. Dès lors, les collectivités pas plus que les Etats n’ont à elles seules les moyens de leur souveraineté. La coopération entre collectivités pourrait être le vecteur d’une démocratie renouvelée, passant par la coopération et la solidarité entre les peuples.

Territoires

La dimension territoriale, de  l’aménagement aux échanges économiques, des acteurs à sa division identitaire (ruralité/ urbain), des mobilités à l’habitat, est devenue centrale par sa prégnance sur nos modes de vie. Si les hommes font l’histoire, ils façonnent la géographie : nous devons réfléchir à cette « difficile liberté » qui inscrit nos pas dans les territoires et tentent de concert de faire surgir une société aussi conviviale que nécessaire- sinon possible.


Souverainetés

Bien que récents dans leur généalogie, les Etats-nations font figure de permanence universelle. En compétition avec l’égoïsme des individus ? D’où qu’il vienne, l’égoïsme des nations fait référence désormais à des souverainetés jalouses de leur pré-carré  - culturel, social, économique, politique, voire identitaire. Comment évoluent ces souverainetés dans le contexte d’une mondialisation où tout se rapetisse à une échelle d’homogénéité socioculturelle ? Et que devient la diagonale Nord/Sud à cette aune de libre échange et de puissance illimitée ?

 

Collectivités territoriales

Si l’écologie est un impératif, la décentralisation sociale et de nouveaux modes de développement  sont indispensables pour ajuster l’économie aux territoires et le développement aux besoins humains. Face au désordre mondial, personne ne songe à affaiblir les états- qui doivent veiller à assurer les libertés publiques, à imaginer l’avenir et à exercer leurs prérogatives régaliennes- mais les collectivités territoriales (régions, villes, communes...) se sont imposées comme espace incontournable du « vivre ensemble », de la norme sociale et d’une certaine modernité créatrice et entrepreneuriale.

 

Enjeux géostratégiques de la coopération décentralisée

Max Weber avait raison : « l’air de la ville rend libre » ; il nous faut transposer cette liberté à l’échelle du monde.

C’est le premier enjeu, de la coopération décentralisée, qui à côté de l’indispensable collaboration des états et des institutions internationales veille à humaniser la planète en faisant souffler un air de liberté.

Le capitalisme a un bilan « consumériste » pour la production de biens et de services, il est déficient pour la cohésion sociale et générateur de pollutions, et d’inégalités. C’est le second enjeu de la coopération décentralisée que d’exporter aussi plus de justice sociale dans le cours inégalitaire de la mondialisation.

Comme la météorologie se décline au rythme des saisons, le monde redistribue sa donne archéologique en faisant émerger ou immerger des civilisations, des puissances et des agencements territoriaux. Le XXI ème siècle n’est toutefois pas l’an 1000, c’est le troisième enjeu de la coopération décentralisée que d’aider à fabriquer une boite à outils plus ajustée aux sociétés contemporaines, qu’elles soient industrialisées ou en quête de développement, émergentes ou à la peine.


Délégué Général du Forum: Emile H. MALET, Directeur de la revue Passages et de l’ADAPes

Secrétariat : Xiaole HUANG, Marie GODART, Camille DAHER, Clément BUFFIERE

Chargé de communication : Lydia CHELEUX et le secrétariat de Passages-ADAPes

Directeur de la Communication : Philippe LAMBERT

Coordination des rapporteurs : Alain VALLEE assisté de Muriel GADIFFERT